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Nouveau site web !

Lake Aid est maintenant une association qui possède son propre si web à découvrir sur http://www.lakeaid74.org

Sur ce site web vous trouverez toutes les informations sur Lake Aid, ses projets, son histoire, son équipe et par comment participer aux actions et apporter votre aide.

Lake Aid vous invite à retrouver toutes les actualités de l’association sur ce site web, dans le nouvel onglet dédié, en remplacement de ce blog. Si vous êtes abonné, votre abonnement a déjà été transféré sur le nouveau site, nous vous remercions pour votre fidélité !

Réunion Lake Aid 27 mars

Il y aura une réunion Lake Aid lundi 27 mars a 20h30.

L’ordre du jour: devenir une association, bilan du soutien scolaire, projets pour l’année a venir. TOUS BIENVENUS.

Merci de nous contacter pour l’addresse.

Une journée au 7e ciel dans la neige !

Gemma, de l’entreprise New generation ski & snowboard à Courchevel, nous a récemment contactés pour proposer une journée à la neige aux enfants résidant actuellement dans les différents lieux d’hébergement autour d’Annecy, journée organisée en collaboration avec Lake Aid, le Secours populaire 74 et la Croix rouge.


Tristan, de Lake Aid, nous raconte la journée :

Courchevel est une station de ski de renommée internationale dans les Trois Vallées : quoi de mieux pour les 43 enfants que nous avons emmenés d’Annecy le 11 mars ! Nous avons passé la matinée sur les hauteurs enneigées, à Courchevel Le Praz, au pied du tremplin olympique de saut à ski. Les groupes se sont partagés entre le ski de fond, la luge, un concours de bonshommes de neige et une chasse au trésor, passant d’un atelier à l’autre. Le ski a eu un succès fou et on a même pu assister à de brillants virages en parallèle, malgré des skis de fond aux pieds !

L’après-midi, nous sommes descendus à Bozel sur les rives d’un joli petit lac et avons commencé par un déjeuner bien mérité. Puis, les enfants ont eu le choix entre plusieurs activités : escalade, descente en rappel, tyrolienne, slacklining (équilibre sur sangle), maquillage, bricolage, courses en sac et même un peu foot – avant que le ballon n’atterrisse dans le lac et que le chien envoyé pour le récupérer ne nous le ramène quelque peu croqué…
La journée a vraiment été une réussite du début à la fin. On n’aurait pas pu avoir de meilleures conditions climatiques et nous en avons pleinement profité.

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Lake Aid tient à remercier :
– Gemma et ses collègues de New generation ski & snowboard qui ont organisé toutes les activités et procuré le repas et les rafraîchissements,
– tous les volontaires,
– la Croix Rouge,
– le Secours populaire qui a procuré l’équipement vestimentaire adapté, l’assurance et deux de ses bénévoles.

Activités des mercredis pour les enfants

Nous avons écrit auparavant au sujet du club de soutien scolaire, qui fonctionne la plupart des soirées de la semaine pour le moment. Et bien, le mercredi il ne s’agit pas de soutien scolaire. C’est beaucoup plus amusant! Voici le rapport de Felicity:

Certains Lake Aiders et moi avons passé un très bon moment mercredi dernier à faire des puzzles, à colorier et à lire des histoires. Les enfants ont bien aimé. Il y avait environ 15 enfants âgés de 3 à 9 ans de différentes nationalités, comprenant des Africains, Kosovars et Bosniaques. Certains parents avec des bébés et des enfants en bas âge assis à proximité ont bavardé avec nous. L’ambiance était très sympathique et les enfants étaient vraiment heureux de jouer! Nous avons remarqué que les filles étaient plus intéressées dans nos activités manuelles que les garçons, donc si quelqu’un a des jouets type mechano / lego / de construction à donner, nous pensons que cela pourrait être plus populaire avec les garçons. Tous les autres dons de jouets qui pourraient susciter leur intérêt sont bien sûr bienvenus!

Felicity et d’autres Lake Aiders se rendront de nouveau le mercredi aussi régulièrement que possible. Et pour tous ceux qui sont intéressés par aider, cela pourrait être une bonne façon informelle pour connaître de quoi Lake Aid retourne (et ça, sans la formalité du soutient scolaire). N’hésitez pas à nous contacter!

Le Homework Club est de retour !

Le soutien scolaire des enfants en âge d’aller à l’école est l’un des objectifs principaux de Lake Aid. Pendant l’année scolaire 2015/2016, des bénévoles de Lake Aid ont commencé le ‘Homework Club’ pour aider les enfants de familles demandeuses d’asile et sans abri avec leurs devoirs. A l’automne quand les familles ont été expulsées et éparpillées un peu partout, le Homework Club a du s’arrêter et Lake Aid a concentré ses efforts pour assister les associations locales à leur trouver un abri.

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Maintenant que le refuge d’hiver est ouvert et que les familles sont en sécurité et au chaud, notre Homework Club revoit le jour. La Croix Rouge du département a accepté de nous fournir une salle au refuge tous les lundi, mardi et jeudi soirs de 18h à 20h pour l’aide aux devoirs, ainsi qu’un espace d’activités de loisirs (peinture, lecture, etc.) les mercredi après-midi de 15h à 17h.

starryeyedEnviron 70 enfants résident au centre et nous recherchons des volontaires de la région d’Annecy pour aider avec la lecture, l’écriture, les jeux éducatifs mais aussi pour apporter une écoute, un encouragement et un peu d’amitié. Tous sont les bienvenus, francophones et/ou anglophones, aucune expérience éducative nécessaire.

Même si vous n’avez qu’une soirée par quinzaine de disponible, n’hésitez pas à nous contacter. Nous vous encourageons également à rejoindre le groupe Facebook pour en connaitre plus sur notre communauté et recevoir des nouvelles régulières du Homework Club et des autres activités de Lake Aid.

Les températures s’effondrent

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Les températures s’effondrent à Annecy ce weekend, et environ 150 personnes devraient être hébergées aux refuges ce week-end.

Toutes les généreuses donations ont jusqu’à présent aidé à garder les enfants et les adultes bien couverts mais nous avons toujours un besoin urgent de vêtements chauds et de chaussures de toutes tailles.
Si vous êtes à proximité du centre, vous pouvez déposer vos donations directement au centre Georges Bonnet au 1 route de la Petite Jeanne au pied du Semnoz. Merci d’avance de votre gentillesse.

Une fête de Noël !

Le 22 décembre dernier, en partenariat avec le Secours Populaire France 74, La Ligue des Droits de l’Homme et le Collectif Urgence Roms 74, Lake Aid a participé à l’organisation d’une fête de Noël pour les enfants de familles en situation précaire (demandeuses d’asile, sans abri). Notre groupe s’est chargé de la logistique : transport des familles en 5 autocars desservant plusieurs arrêts dans l’agglo, ainsi qu’une équipe de volontaires, plus de 100 cadeaux, des spectacles clown et elfe et autres divertissements, des loisirs créatifs, un espace ludique pour les plus petits et un poste photo avec le père Noel en personne! Plus de 20 Lake Aiders étaient présents le matin pour les préparatifs puis tout au long de l’évènement l’après-midi, et beaucoup ont fait des dons (cadeaux / monétaires). Les enfants et parents étaient ravis de cette fête, qui fut également très enrichissante pour tous les bénévoles. Cette première expérience est un excellent tremplin pour une fête de Noël encore plus belle en décembre prochain !

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Automne update

Après quelques mois de défis, nous pouvons vous écrire avec de bonnes nouvelles.

Mais d’abord, quelques updates de la situation. Les familles de réfugiés d’Annecy ont de nouveau été expulsées en octobre, soit environ un mois avant l’ouverture des centres d’accueil de la saison hivernale. Certains ont reçu un abri temporaire mais d’autres pas. Des résidents généreux ont accueilli des familles qui n’avaient nulle part où vivre, et des personnes généreuses ont fait un don à Lake Aid et à d’autres organismes de bienfaisance locaux, qui ont contribué à couvrir les coûts du logement. Plus de réfugiés sont arrivés de Calais et sont hébergés dans un lieu dédié. L’équipe d’Annecy de la Ligue des Droits de l’Homme recueille des vêtements d’hiver pour les hommes si quelqu’un veut faire un don.

Les centres d’accueil d’hiver accueillent maintenant lentement les familles de réfugiés existantes. La Croix-Rouge et d’autres organismes de bienfaisance collectent des couvertures et des vêtements. Les membres de Lake Aid ont fourni des biens aux deux groupes de réfugiés et continueront de le faire. Actuellement, le centre d’accueil demande que seuls des couvertures et des vêtements chauds soient donnés (oreillers et jouets / livres ne sont pas encore requis, mais pourraient l’être bientôt – plus d’infos seront données ici).

D’autres bonnes nouvelles: Après avoir mené avec succès un club de devoirs pour les enfants à l’ancien centre de réfugiés, Lake Aid a voulu le relancer après les vacances d’été. Nous avons travaillé avec la Croix-Rouge pour trouver un espace adéquat. Le Club des devoirs est important pour Lake Aid car notre objectif principal est d’aider les enfants réfugiés dans Annecy et aux alentours. Une fois que nous avons confirmé les détails, nous fournirons plus d’informations ici.

Pour l’instant, le besoin le plus urgent est de garder chacun au chaud. Si vous êtes à proximité et avez des couvertures ou des vêtements d’hiver à donner, vous pouvez entrer en contact avec nous via ce blog ou les amener directement à la Croix Rouge Annecy ou à la Ligue des Droits de l’Homme à Annecy. Si vous n’êtes pas à proximité, vous pouvez donner de l’argent à ces organismes de bienfaisance ou via le Lake Aid Pot Commun.

Super journée en Montagne pour les enfants

Le vendredi 19 Aout, Lake Aid a organisé une sortie montagne pour 13 enfants réfugiés (et quelques adultes) dans les Alpes. Au programme : une belle promenade, un pique-nique et même des descentes en Tyrolienne au-dessus du lac des Confins de La Clusaz. La journée fut un grand succès ! Merci à tous les bénévoles, à tous ceux qui ont effectué des dons pour aider les familles (une petite portion des sommes récoltées a permis de financer le pique-nique et la tyrolienne), à Skiidy Gonzales qui a offert le transport, au responsable de la tyrolienne qui nous a fait bénéficier d’une super offre de groupe, et à James Green qui a pris de superbes photos.

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Pour le moment, la plupart des familles vivent dans un logement temporaire sans eau courante. Elles sont autorisées à y rester encore un mois (passé ce délai, l’immeuble est destiné à être démoli). Une famille vit dans une voiture, une autre vit à deux heures d’ici et espère pouvoir revenir à Annecy pour la rentrée des classes. La semaine dernière, une famille en provenance de République Démocratique du Congo est arrivée pour chercher refuge. Ils bénéficient d’un hébergement chez un bénévole pour environ une semaine. Nous sommes en contact avec les associations caritatives locales pour leur trouver un hébergement. Des bénévoles aident la maman et ses trois jeunes enfants à s’en sortir du mieux qu’ils peuvent. De généreux dons ont déjà permis de leur fournir une poussette, des vêtements et des chaussures

Edison, Olta, Aldin et Namila – des nouvelles de la famille expulsée vers Pristina jeudi dernier

Par Manuela Frésil – réalisateur de documentaires.

Deux ans et demi

Je sais très peu de choses de l’histoire de la famille d’Olta. Je ne sais rien de leur raison d’être venue en France. Je sais seulement qu’ils ont vécu en Belgique avant d’arriver à Annecy.

De toutes les familles qui vivaient « dehors », c’est celle dont le destin en France est le plus cruel. Edison, l’aîné, est autiste. A ce titre, il fréquentait une école spécialisée. C’est un petit garçon gentil, assez communicatif et, somme toute, heureux. Olta est une petite fille comme les autres. Même si je l’ai découvert ces derniers mois inquiète et très complexée de son retard scolaire. Aldin, c’est Aladin. Futé, souvent serviable et acrobate. Namilla a 5 ans. Elle est touchante. Elle parle facilement.

C’est elle qui m’a raconté le retour en avion. Je lui demandais si elle avait vu des nuages, elle m’a dit que oui, mais qu’elle avait vomi. Puis elle a ajouté « Tu sais ici, on n’a pas de maison ». Elle l’a dit simplement, sans emphase, sans particulièrement de tristesse. Comme si elle me disait : « Demain, c’est mon anniversaire » ou bien « Demain, on ira au lac ».

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En septembre, Olta fait ses devoirs dans le square devant la gare.

J’ai d’abord rencontré des enfants l’été dernier au square devant la gare. Olta avait pour projet avec Burim (un gamin qui vit chez les Roms : 6 ans à la rue) de faire une chorégraphie sur la Reine des neige, que je filmerai et que je mettrai dans le film. A cette occasion, j’ai parlé avec les parents, j’en ai su un peu plus sur leur vie. Ils ne dormaient pas vraiment dehors, mais dans une sorte de « cave », sans eau ni électricité, dont un homme – un arabe- par pitié leur avait donné la clef, à condition qu’ils ne l’occupent que la nuit.

Auparavant, ils avaient passé deux mois et demi au parking de la gare, puis se sont installés dans le fameux squat du «116 » : une vieille bâtisse en ruine, ouverte par des hommes isolés et dans un état de saleté repoussante. Il n’y avait ni toilette, ni eau. Je m’abstiendrai d’en faire ici une description précise, bien que les enfants m’en aient beaucoup parlé. Le 116 a été évacué par la police. Si bien que les enfants avaient déjà vécus le traumatisme d’une arrestation. Entre le parking, la maison en ruine et la cave, ils ont « survécu « comme cela deux ans et demi, avec l’accueil à l’école de Fins comme unique temps de repos. Un temps de repos relatif, puisqu’il fallait quitter les lieux chaque matin à 9 heures.

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Réveillon du 1er de l’an. La famille est à l’école des Fins depuis un mois et demi. Je leur ai bien sûr souhaité une bonne année. Eux aussi l’on fait.

Feta, la maman tenait son petit monde. Les enfants étaient toujours correctement habillés, propre autant que faire se peut. Elle insistait pour que les devoirs soient faits, même si elle n’était pas capable de les aider. Et les quatre enfants sont polis, serviables et ce qui n’est pas le cas de tous, savent dire « merci ».

Comme nous sommes amis sur Facebook, ils m’ont appelé samedi du Kosovo. Féta, après m’avoir rassurée, m’a demandé de l’aide. D’abord prévenir leur avocat, et puis si c’était possible, de leur envoyer un peu d’argent. Je sais par « la bande » que c’est une famille très pauvre. Il est peu probable que leurs proches aient les moyens de leur venir en aide. Ils sont pour l’instant chez des cousins. Mais d’après ce que me disaient Olta, ce n’était que pour quelques jours.

En temps normal, et dans un autre département cette famille aurait probablement été régularisée à titre « humanitaire », eut égard aux galères qu’ils ont vécus, et au handicap d’Edison.
Le préfet a voulu faire un exemple. En s’en prenant à eux il a voulu dire qu’il n’y ait pas d’humanité qui tienne. Je ne pense pas qu’il faille aider tous les gens qui sont renvoyés en Albanie, au Kosovo ou en Bosnie. Mais la situation de la famille Rexhepi est particulière. Ils n’ont jamais bénéficié d’un hébergement de type CADA, ou G. Bonnet. Après avoir vécu plus de deux ans et demi à la rue à Annecy, si nous ne les aidons pas – un peu – ils vont se retrouver dans la rue à Pristina.

Cette famille ne mérite pas cela. Et j’ai peur pour Olta qui va bientôt devenir jeune fille.


Merci à Manuela pour cette histoire.

Cette famille est arrivée à Pristina avec rien. Elle cherche 600 € pour ne pas avoir à dormir dans la rue. Si vous souhaitez aider, n’hésitez pas à faire un don à Lake Aid.

Lake Aid pot commun: www.lepotcommun.fr/pot/3wc8c4qu

Les vidéos pendant et aprés l’expulsion

Le reportage de TV 8 Mont Blanc à propos de l’expulsion le jeudi 21 juillet :

http://replay.8montblanc.fr/embed.php?vid=b07b3cf4f

Interview des refugiés et témoins de l’expulsion :

Interview avec Bernard Némoz, qui décrit l’expulsion et les heures qui ont suivi :

Des réfugiés expulsés de leur seul endroit où dormir

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Jeudi 21 juillet à 7 h du matin, des fourgons de police se sont rassemblés devant le foyer et des policiers en arme ont pris possession du bâtiment.

Toutes les familles se sont vues donner l’ordre de quitter les lieux dans les 10 minutes ! 4 familles ont été emmenées en centre de rétention (dont une qui a même été séparée), 2 familles dont une femme enceinte ont été mises à l’hôtel, 1 famille a été placée en assignation à résidence et 1 famille dont la mère est malade a été expulsée au Kosovo. Les autres 10 familles ont simplement reçu l’ordre de partir sans nulle part où aller : une situation terrible pour tous. La police a été hostile malgré la présence de jeunes enfants qu’ils ont critiqué à propos de la qualité de leurs habits, tout en bousculant leurs parents.

Les familles sont restées dans les Jardins de l’Europe toute la journée, à la recherche de l’ombre pour s’abriter des rayons brûlants du soleil et avec des policiers de tous côtés. Des particuliers et des associations ont fourni de l’eau et de la nourriture ainsi que des endroits où dormir le jeudi soir au moins. Plusieurs associations Françaises ont essayer de trouver des solutions de logement pour des durées plus longues. Cependant, rien n’a encore été confirmé.

Ces 10 familles ont un besoin urgent de logement à plus long terme.

Une journée å la plage

Dix des enfants ont profité d une journée à la plage du lac d’Annecy, a s aroser, a nager, a construire des chateaux de sable et a courrir comme des petits fous malgré la chaleur.

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Sages et gentils les uns avec les autres, Ils se sont bien amusés avec les jouets de plage donnés par les membres de lake aid. La journée s est finie avec des glaces, avec comme favorite la glace au chocolat bien sur!

Aucun d entre nous ne se doutaient que le jour suivant serait le jour de leur expulsion.

Notre historique

Après une réunion en septembre 2015 pour apporter de l’aide aux enfants réfugiés situés aux frontières européenes, nous avons décidé de regarder aussi ce qui se passait dans “notre cour”, à Annecy, où plusieurs familles de réfugiés luttent pour trouver des solutions de logement permanentes.

Pendant la trève hivernale, les familles ont été logées dans des refuges pour personnes sans domicile fixe. Ces abris sont fermés durant la journée jusqu’à la tombée de la nuit. Les réfugiés ont donc passé leurs journées dehors durant les mois les plus froids de l’année. Tous les jours dès 9 heures, week-end compris, les famille devaient quitter le refuge, quelque soit le temps, qu’il vente ou qu’il neige.

Les familles avec des bébés et des enfants ont trouvé des places dans les parking souterrains, n’importe où qui pouvait offrir un peu de chaleur pendant ces journées hivernales. Ils rentraient après 17h pour se réchauffer grâce à un repas chaud. La trève hivernale arrivant à sa fin, l’abri s’est préparé à fermer ses portes jusqu’au prochain hiver. Les conditions climatiques le reste de l’année sont considérées assez chaude pour la survie d’un adulte sans abri (mais comment cela peut-il s’appliquer à une petite fille de 3 ans et son frère encore bébé?).

Beaucoup de ces familles ne savent quoi faire, sans papiers pour travailler, sans argent pour trouver leur propre logement. Dans l’incapacité de quitter la France, elles n’ont eu d’autre choix que d’attendre que les procédures de demandes de papiers soient acceptées ou rejetées. Certains réfugiés sont là depuis plus de cinq ans, aidés par les oeuvres caritatives, dormant où – et quand- ils peuvent.

DSCF4583Le 31 mars 2016, l’abri devait fermer. Avec l’aide de personnes locales et d’organisations nationales (telles que Un Toit Pour Tous et La Ligue des droits de l’Homme), les familles n’ont pas été mises à la porte. Elles ont pu rester dans le vieux bâtiment qui est devenu leur abri pendant la nuit. Cependant, ce refuge a déjà été acheté par des developpeurs immobilier qui peuvent intervenir à tout moment pour le détruire.

Le 19 mai 2016, les familles ont reçues un ordre d’expulsion. Ce qui se passe à partir de maintenant est incertain.