Notre historique

Après une réunion en septembre 2015 pour apporter de l’aide aux enfants réfugiés situés aux frontières européenes, nous avons décidé de regarder aussi ce qui se passait dans “notre cour”, à Annecy, où plusieurs familles de réfugiés luttent pour trouver des solutions de logement permanentes.

Pendant la trève hivernale, les familles ont été logées dans des refuges pour personnes sans domicile fixe. Ces abris sont fermés durant la journée jusqu’à la tombée de la nuit. Les réfugiés ont donc passé leurs journées dehors durant les mois les plus froids de l’année. Tous les jours dès 9 heures, week-end compris, les famille devaient quitter le refuge, quelque soit le temps, qu’il vente ou qu’il neige.

Les familles avec des bébés et des enfants ont trouvé des places dans les parking souterrains, n’importe où qui pouvait offrir un peu de chaleur pendant ces journées hivernales. Ils rentraient après 17h pour se réchauffer grâce à un repas chaud. La trève hivernale arrivant à sa fin, l’abri s’est préparé à fermer ses portes jusqu’au prochain hiver. Les conditions climatiques le reste de l’année sont considérées assez chaude pour la survie d’un adulte sans abri (mais comment cela peut-il s’appliquer à une petite fille de 3 ans et son frère encore bébé?).

Beaucoup de ces familles ne savent quoi faire, sans papiers pour travailler, sans argent pour trouver leur propre logement. Dans l’incapacité de quitter la France, elles n’ont eu d’autre choix que d’attendre que les procédures de demandes de papiers soient acceptées ou rejetées. Certains réfugiés sont là depuis plus de cinq ans, aidés par les oeuvres caritatives, dormant où – et quand- ils peuvent.

DSCF4583Le 31 mars 2016, l’abri devait fermer. Avec l’aide de personnes locales et d’organisations nationales (telles que Un Toit Pour Tous et La Ligue des droits de l’Homme), les familles n’ont pas été mises à la porte. Elles ont pu rester dans le vieux bâtiment qui est devenu leur abri pendant la nuit. Cependant, ce refuge a déjà été acheté par des developpeurs immobilier qui peuvent intervenir à tout moment pour le détruire.

Le 19 mai 2016, les familles ont reçues un ordre d’expulsion. Ce qui se passe à partir de maintenant est incertain.

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